CASTELNAU Gustave

Emile Eugène Gustave CASTELNAU, Sous-lieutenant de la 166° DI au 19° Régiment de Chasseurs à pied. Mort pour la France au combat de la ferme de la Panneterie, au sud d’Ercheu (Somme), le 31 août 1918. Croix de Guerre avec étoile d’argent et avec palme. Né le 12 février 1886 à Montpellier. Célibataire. Fils de Jean Charles CASTELNAU (1857-1920), propriétaire et de Louise Marie Amélie RIVET (1864-1963). Inhumé au cimetière protestant de Montpellier.

Gustave Castelnau naît le 12 février 1886 à Montpellier, 10 rue Salle l’Evêque, dans une riche famille montpelliéraine protestante de la ville, petit-fils par son père de l’artiste peintre Alexandre Eugène Castelnau (1827-1894), dont certaines œuvres sont exposées au Musée Fabre de la ville, et petit-fils par sa mère de Louis César Gustave Rivet (1837-1901), négociant et propriétaire à Marseille, administrateur de la Banque de France et Vice-Président du comité départemental des Bouches-du-Rhône de la Société Française de secours aux blessés. C’est d’ailleurs ce dernier qui déclare la naissance de Gustave à l’état-civil de la commune, accompagné de l’oncle du nouveau-né, âgé de 23 ans, André Castelnau, propriétaire à Montpellier.

Agé de 13 ans en 1899, Gustave a la douleur de perdre sa jeune sœur Louise Castelnau (1889-1899). Resté le seul enfant de ses parents, il poursuit ses études au Lycée de la ville jusqu’en 1903, son nom figure sur une des 216 pages du Livre d’or du Lycée pour la « Guerre 1914-1919 ».

De la classe 1906, inscrit sur la 1ere partie de la liste de 1907 sous le n° 38, c’est un homme d’1.68 m, aux cheveux, sourcils et yeux noirs, visage ovale au front découvert, nez droit, menton rond et bouche moyenne qui part pour un an faire « ses classes » le 1° octobre 1907 au 17° régiment des Dragons de Carcassonne, sous le matricule 3047. Arrivé au corps, à la caserne Lapperine, il est nommé le même jour cavalier de 2° classe. Peu de temps après, il rejoint le bataillon des Chasseurs à pied du 19° Dragons caserné à Castres et, le 12 mai 1908, il est nommé Brigadier (équivalent de Caporal dans les autres unités). Son temps de service achevé le 25 septembre 1908, « envoyé dans la disponibilité » avec un certificat de bonne conduite, il revient habiter à Montpellier, dans la maison qui l’a vu naître. Après avoir vécu un an rue du Bac à Paris, d’avril 1912 à avril 1913, il revient vers ses racines, à Montpellier, dans la maison parentale.

En janvier 1913, le 19e bataillon de Chasseurs à pied (19° BCP) forme un bataillon de cyclistes et un bataillon de réserve dans lequel le 18 février 1914 Gustave est promu Maréchal des logis de réserve. Mais en juillet 1914 déjà, hommes et cadres savent que la guerre est proche : les Généraux Inspecteurs, et particulièrement le Général De Langle de Cary, l’ont dit et répété avec une conviction qui s’est imposée à tous. La mobilisation du 2 Août 1914 ne surprend personne, mais on ignore encore que cette guerre sera « Grande », longue et coûteuse en vies humaines.

A la mobilisation, le 19° BCP commandé par le Colonel Sauzey constitue avec le 10ème Dragons en garnison à Montauban, la 15ème Brigade de Dragons commandée par le Général Grellet. C’est une belle Cavalerie, mobilisant 31 officiers, 681 hommes de troupe et 707 magnifiques chevaux alezans de trait presque tous Tarbais qui ont du sang, de la ligne, un dressage très poussé. Les cavaliers rivalisent d’entrain avec les Chasseurs et le désir d’en découdre avec l’ennemi est vif.Ordre de Mobilisation 1914

Début août 1914, avant de franchir la grille du casernement, le Colonel Sauzey se fait présenter l’Étendard et, « devant le Régiment rassemblé, devant la foule émue et respectueuse, il l’embrasse longuement. » Pendant plus de quatre ans, le glorieux emblème restera au dépôt. Quand il sera à l’honneur à la fin de la guerre, les Chasseurs du 19e et leur Chef, qui auront été à la peine, ne seront plus là pour le recevoir : l’unité dans laquelle est engagé Gustave est celle qui subit le plus de pertes pendant la Grande Guerre et dut être reconstituée 7 fois. Ce sont ainsi 11.900 hommes qui auront donné leur vie… Véritable hécatombe, chiffre vertigineux !

Le Maréchal des logis Gustave Castelnau, rappelé à l’activité le jour même de la mobilisation, arrive au corps le 4 août 1914 et passe à nouveau au 19° BCP de la 127° DI (division d’Infanterie) le 27 novembre 1915. L’heure des grandes batailles a sonné !

Francisque Poulbot (1879-1946), "Journée du Poilu 1915". Carte postale.

Francisque Poulbot (1879-1946), « Journée du Poilu 1915 ». Carte postale.

Jusqu’au 3 juin 1916, le soldat Castelnau est en Champagne sous le commandement du commandant Ducornez et occupe un secteur vers la butte de Souain et le nord de la ferme des Wacques. Les attaques allemandes sont intenses, le front s’étend à gauche, au nord-est de Saint-Hilaire-le-Grand. Le 19 mai, sifflement caractéristique : attaque allemande par gaz chlore, puis, vision impressionnante des postes de secours, l’horreur… Le 1er juin, nouvelle extension du front, à gauche, jusque vers l’Epine de Védegrange, et souvent le 19° forme la première vague d’assauts. Chaque semaine, le 19° alterne de la première à la deuxième ligne avec le 171° régiment d’Infanterie du colonel Gouraux. Du 3 au 22 juin, retrait du front, transport par camions dans la région de Vadenay et repos pour repartir en transport par camions dans la région de Vaubecourt ; encore un peu de repos et direction Verdun, vers le bois Fumin. Attention ! Canons ennemis, marche prudente ! Travail incessant de toute sorte, abris, tranchées, défenses, tout est à faire de jour comme de nuit.

Le 3 juillet, attaque allemande sur la batterie de Damloup, le 4, contre-attaque française… Du 6 au 22 juillet, retrait du front, transport par camions dans la région de Bar-le-Duc… Allez les « Diables Bleus » ! c’est reparti… A partir du 17 juillet, transport par voie ferrée dans la région de Fère-en-Tardenois, puis mouvement vers Soissons avec occupation d’un secteur vers Pernant jusqu’en aout.

Affiche pour la souscription aux Bons de la Défense nationale

Affiche pour la souscription aux Bons de la Défense nationale

Deux ans déjà que cette guerre a commencé, triste anniversaire… Du 26 août 1916 au 16 septembre, retrait du front, repos et instruction vers Fère-en-Tardenois, puis, transport par V.F. dans la région d’Amiens, repos et instruction. Du 16 septembre au 3 octobre, mouvement vers le front. Fortes pluies d’orage, le temps est contre eux, les déplacements vont être plus difficiles ! La marche est lente, on s’enfonce jusqu’à mi-jambe dans le sol détrempé, mais les Chasseurs avancent, se sacrifient, finalement s’arrêtent le nez au fil de fer. Engagés dans la bataille de la Somme, vers Bouchavesnes et la ferme de Bois l’Abbé, attaques allemandes, attaques françaises, ripostes, tranchées… A la jumelle, les manteaux mouillés brillent sous un soleil pâle d’un gris bien proche du gris allemand ; l’Artillerie méfiante lance dans leur direction quelques fusants, qu’elle a soin de faire éclater bien haut… Retrait du front ; repos vers Formerie

La Cavalerie anglaise opère dans la même région ; il s’agit de ne pas canonner ces braves Alliés qui combattent aux côtés des Diables Bleus ! Bien ajuster la batterie à la lisière des bois… Se retirer un temps du front : un peu de repos ! Transport par camions dans la région de Crépy-en-Valois, puis dans celle de la Ferté-Milon, se reposer et reprendre haleine.

"Un dernier effort et on l'aura". Affiche d'Eugène Courboin de 1918.

« Un dernier effort et on l’aura ». Affiche d’Eugène Courboin de 1918.

Novembre est là, le soldat Castelnau aussi, c’est un miracle ! A la faveur des brouillards, les soldats vont chercher les corps des camarades, héros tombés entre les lignes. Pendant ce temps, les jeunes Chasseurs arrivent en masse, rejoignent l’unité et suivent des formations… Il faut remplacer ceux qui ne sont plus là, restés dans les tranchées, tombés, frappés, terrassés, corps enfouis ou jamais retrouvés… Cratères noirs des obus qui piquent le sol, partout des brèches ouvertes, mais les rangs se resserrent toujours et la marche continue…

1er janvier 1917 : se souhaite-t-on la « bonne année » au front ? La lutte se prolonge, nulle défaillance… Pendant la nuit, quand les circonstances le permettent, les compagnies se reforment à partir des débris du 19° resté au sol et au matin apparaît un jour nouveau. L’ordre d’attaquer arrive, encore un effort.

Mouvement par étapes vers la région de Ville-en-Tardenois, instruction et formation de la division, le 9 janvier 1917 à Igny-le-Jard, puis dans la région de Château-Thierry, à partir du 3 février dans celle de Neuilly-Saint-Front. Tiens, le mois d’avril ! Les averses alternent avec des embellies, le 19° BCP est tenu prêt à intervenir dans l’offensive en cours : « Non engagé »… Ouf ! occupation d’un secteur vers le Panthéon et l’Epine de Chevregny.

Le 19° BCP fait partie de l’armée Mangin et bivouaque à faible distance de la Fosse Marguet, dans l’Aisne, au Chemin des Dames. Chacun a reçu ses ordres de mission et ses objectifs particuliers, tous les hommes se sont minutieusement préparés : « A l’heure H, quelle que soit la mission, quelle que soit la situation, quel que soit le cheminement possible, tout le monde sautera hors des tranchées et se jettera en avant… »

Planche extraite de l'ouvrage « Le 19e Bataillon de Chasseurs à pied pendant la Première Guerre mondiale », 2° édition

Planche extraite de l’ouvrage « Le 19e Bataillon de Chasseurs à pied pendant la Première Guerre mondiale », 2° édition

Le 5 mai 1917 au matin, l’ennemi réagit avec violence, les Chasseurs progressent à la grenade, tantôt rampant tantôt à genoux. « Blessé par éclat de grenade au bras », le soldat Castelnau matricule 1353 du 19° Chasseurs est cité une première fois à l’ordre du 16° bataillon le 19 mai : « Sous-officier brave et dévoué ayant la plus haute idée du devoir. Blessé au début de l’attaque ne s’est rendu au poste de secours qu’après avoir rempli la mission qui lui avait été confiée et en avoir rendu compte à son Chef de Compagnie. » Blessure soignée et guérie, le matricule 1353 attaque et progresse vers la ferme de Bovettes (2e bataille de l’Aisne), du 9 au 20 mai, retrait du front et repos vers Septmonts ; 25 mai, nouvelle attaque allemande, puis repos vers Villers-Hélon.

21 juin 1917, mouvement par étapes vers Oulchy-le-Château et Villers-Cotterêts, et 23 juin, à destination de Luxeuil et de Plombières-les-Bains, puis le 13 juillet embarquement en chemin de fer direction les Vosges où le 19° BCP reste jusqu’en janvier 1918, époque de patrouilles, embuscades et raids audacieux… Et à nouveau mouvement vers le front, occupation d’un secteur vers le col du Bonhomme et Provenchères-sur-Fave. A Biffontaine, les troupes reprennent le train en direction de la Somme, le voyage est très lent, de nombreuses gares ont été bombardées par avion…

Hiver, terrible hiver, quelques semaines en retrait du front et les Diables bleus repartent étapes par étapes vers le camp de Villersexel, à partir du 16 mars 1918, transport par V.F. dans la région de Bruyères, travaux, nuit et jour, aucun répit. Le 25 mars, transport par V.F. dans la Somme et à pied d’œuvre, toujours. Dès le 26 mars les éléments du 19° sont engagés vers Grivesnes, dans la bataille de l’Avre (2e bataille de Picardie) pour contrarier la résistance de l’offensive allemande. Du 29 mars au 7 avril 1918, ce village de la Somme est le théâtre d’une bataille acharnée, allant jusqu’au corps à corps à la baïonnette, d’une violence inouïe et sauvage sous un déluge d’obus, elle permet cependant aux troupes françaises et britanniques de couper la route d’Amiens aux troupes allemandes.

Front de la Somme. Carte postale.

Front de la Somme. Carte postale.

Planche extraite de l'ouvrage « Le 19e Bataillon de Chasseurs à pied pendant la première guerre mondiale », 2° édition.

Planche extraite de l’ouvrage « Le 19e Bataillon de Chasseurs à pied pendant la première guerre mondiale », 2° édition.

En Picardie, le 31 mars 1918, à Grivesnes, jour de Pâques au château pour les Diables bleus du 19° BCP. La propriété, entourée alors d’un parc de 19 ha, comprend une distillerie d’alcool industriel et une ferme attenante sur 132 ha. « Belle matinée, ce doit être ailleurs un jour de fête ». Depuis le matin, ce qu’entend le soldat Castelnau ce ne sont pas les cloches, mais le son du canon ennemi qui grandit et s’approche. Le 19° BCP est en ligne. Les attaques allemandes se multiplient. Il faut faire encore un effort mais l’artillerie ennemie redouble d’intensité. A midi, l’élite du Kaiser enlève la barricade, le village est pris, l’ennemi s’avance dans le parc et atteint le château. En un clin d’œil, le château est barricadé par les Chasseurs, tout ce qui tombe sous la main est utilisé, meubles, tables, chaises et les balles pleuvent par les fenêtres. « Trois étages de feu : par les soupiraux, les fusils, au rez-de-chaussée les fusils mitrailleurs, au premier, les grenadiers et les tromblons. Et soudain, un intermède qui va porter à son comble le courage des défenseurs : le piano, par hasard intact, allait subir le même sort que les autres meubles. Le sous-lieutenant Lévy-Finger l’aperçoit, s’y précipite, l’ouvre et aussitôt la Marseillaise retentit.

Grivesnes 2

Planche extraite de « Le 19e Bataillon de Chasseurs à pied pendant la première guerre mondiale », 2° édition.

Les Chasseurs sont transportés, les balles pleuvent et les uniformes gris du Kaiser tombent. A la Marseillaise succède le Sidi-Brahim, l’hymne traditionnel des Chasseurs. Tout en tirant, tous hurlent par les fenêtres le vers vengeur : Mort aux ennemis de la France… Ce ne sont plus des hommes, mais des mécaniques. L’un d’eux muni de 2 fusils tire dans le tas, sans relâche ; quand le canon de l’un est trop chaud, il le pose à ses côtés et prend l’autre et ainsi de suite… jusqu’à ce que son épaule meurtrie par le recul lui refuse tout service.» Les rangs ennemis sont de plus en plus éclaircis, puis un cri retentit : « Des capotes bleues ! Vive la France ! on les a ! on les a ! » La troupe rejoint alors le bataillon dans la contre-attaque du village.et progresse maison par maison vers la grande barricade. Le sergent Castelnau se présente à une porte, « un Boche s’y trouve », les 2 adversaires se mettent en joue et le Boche tire le premier, le sergent s’affaisse une balle dans le ventre. Il passe son commandement et pense mourir. « Il est trop courageux, il ne peut pas mourir là, on le transporte jusqu’au château »… C’est ce qui fut fait et le sergent Castelnau fut sauvé.

Ceci valut à notre matricule 1353 une nouvelle citation à l’ordre de l’Armée n° 20 du 30 avril 1918 : « Sous-officier d’un courage éprouvé. Le 31 mars a entraîné ses hommes à la contre-attaque, donnant à tous, par son absolu mépris du danger le plus bel exemple de bravoure. Blessé grièvement au cours du combat. » Décoration de la Croix de guerre avec étoile d’argent et avec palme. Gustave a eu de la chance, il y eut tant de soldats morts à Grivesnes qu’ils furent enterrés sans cérémonie dans le parc du château. (Le 7 juin 1970, une stèle commémorative fut élevée en commun par les anciens combattants français et allemands).

Plaques commémorant les violents combats du printemps 1918 à Grivesnes [Source Wikipedia].

Plaques commémorant les violents combats du printemps 1918 à Grivesnes [Source Wikipedia].

Au début d’avril 1918, le front est stabilisé et les Alliés occupent un secteur vers Thory et le nord d’Ainval. Vers le 25 juin, occupation d’un secteur vers Emberménil et le Sânon, 7 juillet, retrait du front et mouvement vers Rosières-aux-Salines, puis transport par V.F. dans la région de Neuilly-en-Thelle ; repos.

Le 27 juin 1918, Gustave est nommé sous-lieutenant à titre temporaire par décision du général Commandant en chef, décision ratifiée par décret ministériel du 3 juillet et publiée au J.O. du 12 juillet 1918. Sans perdre de temps, du 7 juillet au 8 août , le bataillon fait mouvement vers le front et occupe un secteur vers Cantigny et Mesnil-Saint-Georges.

Ensuite, le 19e BCP est engagé durant l’été 1918 dans la Somme dans la 3e bataille de Picardie, jusqu’au 11 août, vers Grivesnes à nouveau mais en deuxième ligne, et à partir du 23 août, vers Beuvraignes et les abords sud de Roye. Combats sur le ruisseau des Trois Doms ; franchissement de l’Avre, du canal du Nord et du canal Crozat. Puis organisation des positions conquises, à l’est de Jussy.

C’est ainsi que du 28 août 1918 le Bataillon du 19° CP se trouve dans les secteurs de la Panneterie (à l’est de l’Abbaye-aux-Bois), non loin de Margny-aux-Bois. Ultime veillée d’armes… La position est d’une importance capitale, celui qui en est maître, reste maître d’agir de part et d’autre du Canal du Nord. Les troupes allemandes qui sont là ont ordre elles aussi de tenir à tout prix. Le bois récemment conquis par les Français est complètement nettoyé mais écrasé sous les violents bombardements

Le sous-lieutenant Castelnau a pris part à tous les assauts et vient d’être à nouveau blessé. Transporté au poste de secours, il était pansé et allait être évacué quand, surprenant une conversation du médecin,  il apprend que sa compagnie va une fois encore donner un nouvel assaut. Il se lève et part en disant : « Je  ne veux pas que ma section, dans l’état où elle est, attaque sans moi. » Castelnau ne regrette rien, il rejoint sa section et l’enlève, conduit ce dernier assaut désespérément, et, en abordant l’ennemi, il est tué à bout portant d’une balle dans la tête. » Le soir même, il n’y a plus un seul Chasseur vivant à la Panneterie, de nouveau « les Boches » en sont les maîtres… les Français du moins ce qu’il en reste, doivent se replier. Le 2 septembre, le 19° est relevé…

Planche extraite de l'ouvrage « Le 19e Bataillon de Chasseurs à pied pendant la première guerre mondiale », 2° édition

Planche extraite de l’ouvrage « Le 19e Bataillon de Chasseurs à pied pendant la première guerre mondiale », 2° édition

La Croix de guerre 1914-1918, décoration militaire attribuée pour récompenser l'octroi d'une citation par le commandement militaire pour conduite exceptionnelle au cours de la Première Guerre mondiale – Ici, une croix avec 4 citations, une palme de bronze, une étoile de vermeil, une étoile d'argent et une étoile de bronze [Source : Wikipedia].

La Croix de guerre 1914-1918, décoration militaire attribuée pour récompenser l’octroi d’une citation par le commandement militaire pour conduite exceptionnelle au cours de la Première Guerre mondiale. – Ici, une croix avec 4 citations, une palme de bronze, une étoile de vermeil, une étoile d’argent et une étoile de bronze [Source : Wikipedia].

La guerre en était dans sa dernière phase, il s’en eût fallu de peu pour que le vaillant Montpelliérain s’en revînt au pays, véritable héros qui avait fait sienne la devise des Chasseurs du 19° : « En avant toujours, repos ailleurs » ; la couronne de gloire du 19° BCP s’est enrichi d’un nouveau fleuron… Son nom, CASTELNAU Gustave est inscrit sur le monument dédié aux Morts pour la France du cimetière protestant de sa ville natale. Sa dépouille a été restituée à ses parents en 1922 et depuis, il repose dans la concession familiale du cimetière protestant à Montpellier.

« Chasseurs du 19°, soyez à tout jamais fiers de votre numéro ! » (Commandant Ducornez, 26/9/1919)

Le commandant Ducornez et son état-major en fin de guerre (photo extraite de « le 19° Bataillon de Chasseurs à pied pendant la première guerre mondiale », 2° édition)

Le commandant Ducornez et son état-major en fin de guerre (photo extraite de « Le 19e Bataillon de Chasseurs à pied pendant la première guerre mondiale », 2° édition).

Sources : Le 19° Bataillon de Chasseurs à pied pendant la première guerre mondiale, 2° édition. Dominique Drouin, Villemandeur dans la grande guerre : un village du Loiret dans nos mémoires (1914-1918).

Sites internet : Wikipedia, article « Grivesnes » ; site Mémoire des Hommes.

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