DYKE Richard Jebb

DYKE Richard Jebb, rentier. Né à Londres (Angleterre) en 1815, décédé le 5 janvier 1890 à Montpellier. Veuf de Louisa Jane BROWNING, marié en secondes noces à Paris le 12 juin 1881 à Victorine LOUVARD. Fils de John, procureur général, rentier, et d’Harriet READ.

 Son père, John DYKE, (1776-9/9/1852 Paris), naît à Lambeth, un quartier huppé du centre de Londres, sur la rive sud de la Tamise. Le 15 mai 1812, en la chapelle St-Mary, il épouse la demoiselle Harriet Read (1786- après 1871).

Ste Mary-the-Strand et le Somerset House au XVIII° siècle

L’église St-Mary-the-Strand et le Somerset House (artiste inconnu, 1836)

"The Strand, Looking Eastwards from Exeter Exchange" (1822). L'église que l'on aperçoit est Ste Mary-the-Strand

« The Strand, Looking Eastwards from Exeter Exchange » (1824). L’église que l’on aperçoit est St-Mary-the-Strand

Le couple s’établit au 19 Arundel Street, jusqu’en 1821, et c’est probablement là que Richard Jebb voit le jour vers 1815.

 Outre les liens familiaux, John, avocat, issu de la bourgeoisie locale, noue des relations avec tous ceux qui comptent en Angleterre, en Europe et aux Colonies : ainsi, les familles Cooper, négociants londoniens, les Sparks et les Barrett, colons,  propriétaires et écrivains…

David Cooper (1753-1819), associé à son frère Philip Cooper, célèbres négociants londoniens spécialistes des étoffes de soie, fournisseurs officiels de sa Majesté George III (1738-1820) et de la Cour, installés dans le quartier de Pall-Mall, font partie des intimes. Cette famille jette une certaine lumière sur celle des Dyke : en 1812, Philip Barrett Cooper, neveu de David, est témoin de John à son mariage et en 1819 ; John, devenu Procureur général, est mandaté par les exécuteurs testamentaires de D. Cooper pour assurer la vente de la propriété d’Otto House à Hammersmith.

 Jane DYKE (25/9/1825-2/2/1907), le dernier enfant de John, naît dans le quartier de  Bomley-St Leonard. Elle épouse à Bombay (Inde) en octobre 1851 John William Thomas Sparks, négociant, éditeur et libraire (1820 Londres-2/12/1888 Eastbourne), fils de John, négociant et armateur, et de Mary Cooper. S’en suivra une nombreuse famille.

Dès 1846, John, rentier qualifié d’esquire (chevalier) et son épouse demeurent à Paris, Rue de l’Oratoire, près du temple protestant ; il y décède le 9 septembre 1852.

Richard Jebb Dyke, rentier, est également fixé à Paris, au 12 rue Roquépine puis au 128 boulevard Pereire. En 1846, à 40 ans, il épouse Louisa Jane Browning, issue d’une famille évoluant dans le cadre de la finance, éprise des lettres et des arts.

Louisa Jane est la deuxième fille de William Shergold Browning (1797-1874), qui occupe une confortable position  dans la banque des Sieurs Rothschild à Paris de 1824 à 1845, auteur de The history of the Huguenot during the Sixteeth century (1829) et de deux nouvelles historiques : The Provost of Paris : a tale of the court of Charles VI (1833), et Hoel Morvan, or The Court and Camp of Henry V (1844). L’oncle de Louisa, Robert Browning, employé à la Banque d’Angleterre, est un homme de culture qui possède une bibliothèque de 6000 ouvrages littéraires et savants où se sont épanouis les dons littéraires du cousin de Louisa, l’écrivain Robert Browning (1812-1889). En juin 1846, Richard Jebb et Louisa, juste mariés, seront parmi les premiers mis dans la confidence du dangereux projet de Robert d’enlever et d’épouser la poétesse Elisabeth Barrett (1806-1861), fille du maître de plantations en Jamaïque et aux Indes occidentales, le très riche et très autoritaire Edward Moulton Barrett (1785-1857).

Robert Browning

Robert Browning

Elizabeth Barrett

Elizabeth Barrett

Richard Jebb et Louisa « de Paris », restés fidèles sujets de sa Majesté le roi d’Angleterre, sont les hôtes de nombreuses personnalités anglaises de passage, comme le font leurs compatriotes parisiens MM. Streatfield, Cameron et Fraser Corkran, ami de longue date du poète Robert Browning. Avec une parentèle enracinée dans la littérature, le couple fréquente les cercles et les nombreux salons littéraires du moment et notamment, rue du Bac, le célèbre salon parisien tenu par Mme Mohl née Clarke (1793-1883) épouse du célèbre juriste et homme d’état Robert von Mohl, salon considéré « le plus intellectuel de Paris » par George Ticknor (1791-1871). Ses réceptions attirent pendant près de 40 ans une pléiade de talents, dont Chateaubriand, Fauriel, Ampère, Mérimée, Tocqueville, Manzoni, Mme de Staël …

En 1858, Richard Jebb publie à Paris Aux membres de l’église réformée évangélique de Paris (imp. de C. Meyrueis et Cie).

Arthur, son plus jeune fils né à Paris en 1859, d’abord chargé de la tenue d’une bibliothèque dans un cercle puis traducteur de Français, épouse le 12 septembre 1900 à Eastbourne, Jane Sparks, sa cousine, fille de John « de Bombay et Londres », et partage sa vie entre Islington et Paris.

Richard Jebb, « sujet anglais », probablement veuf, épouse en 1881 à Paris, Victorine Louvard.

Il réside 16 Rue de la Gendarmerie à Montpellier où il décède à 66 ans, le 5 janvier 1890. Il est inhumé au cimetière protestant de la Ville.

Sources : Kathleen O’Meara, Un salon à Paris : Madame Mohl et ses intimes, Paris, Plon 1886.

Une réflexion sur “DYKE Richard Jebb

  1. Serait-il possible de prendre contact avec l’auteur(e) de l’article sur Richard Jebb Dyke?
    Je fais des recherches sur le père de celui-ci (John dyke) et j’aurais souhaité échanger quelques informations… Merci

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