AMANS Charles

Charles Marius AMANS. Pionnier de l’aviation de la région de Montpellier. Fondateur d’une école de pilotage et d’une pour mécaniciens d’aviation. Premier président de l’Aéroclub de l’Hérault. Né le 26 septembre 1891 à Castelnau-le-Lez (Hérault), fils de Clovis Amans et de Cécile HERAIL. Meurt accidentellement le 9 décembre 1925 avec son mécanicien. Croix de guerre avec palme, médaillé militaire. Inhumé au cimetière de Castelnau-le-Lez, aux portes de Montpellier.

charles amans Clovis Amans, le père de Charles, était propriétaire du moulin de Bez (ou Bés) sur la rive gauche du Lez, un ancien moulin à huile et une scierie qu’il avait transformés en biscuiterie en 1900. Il y fabriquait des assortiments de biscuits fins présentés dans une boite de fer blanc « The Dessert », qui fut médaillée d’or à l’Exposition internationale de Londres en 1901. Après la guerre de 14-18, associé avec Julien et Pradel, il fonde à la place une entreprise de commercialisation de souffre et d’engrais agricoles de la marque JAP (les initiales de leurs noms). L’usine, ravagée par la crue du 23/9/1933, sera reconstruite à Sète.

Dès 1909, Gaston Tabar et Gaston Jamme avaient ouvert le premier terrain d’aviation à Carnonville-la-mer (le futur Carnon) et fondé la S.A.M., Société d’Aviation Méridionale, construisant des avions Nieuport, formant des pilotes, achetant, vendant et louant de nombreux avions réunis sous un hangar de 150 m². En 1910, ils ouvrent un nouveau terrain à Villeneuve-les-Maguelonne et en 1911 fondent l’Aéroclub de l’Hérault et le Comité d’Aviation de Carnonville-la-mer. Ces deux aérodromes coexisteront jusqu’en 1914. C’est avec eux, que le jeune Charles Amans fait l’apprentissage de la pratique aérienne et devient pilote.

Ancien élève au lycée de Montpellier de 1901 à 1905, il effectue une tournée de démonstration en Italie en 1912 ; il est blessé deux fois en 1913 en Lauragais et en Cévennes.

Le Temps, n° 18.978, Jeudi 19 juin 1913, p. 4, en rubrique « Sport – Aéronautique »

Le Temps, n° 18.978, Jeudi 19 juin 1913, p. 4, en rubrique « Sport – Aéronautique »

De la classe 1912, n° 1.027 au recrutement de Montpellier, il est appelé le 1er septembre 1913 au 2e Groupe d’aviation en qualité d’élève-pilote formé à Etampes. Aviateur de profession quand éclate la 1ere Guerre mondiale, il est naturellement mobilisé dans l’aviation à Reims. Il obtient son brevet militaire de pilote en mars 1915, muté successivement de la division C11 à la VB 5 de Saint Pol sur Mer puis à la C66.

charles amans 2Cité à l’ordre de l’Armée le 24 mai 1915 et en janvier 1916, promu adjudant en mars 1916, il est médaillé militaire le 6 mai 1916 au SFA (Section de Fabrication Aéronautique) de Lyon où il restera jusqu’au 2 octobre 1916. Il est cité une nouvelle fois en janvier 1917. Le 4/5/1917, ayant bénéficié d’un sursis de 3 semaines, il travaille pour l’usine Morane puis passe à l’escadrille N94 créée le 1/6/17 à Melette (près de Chalons) à partir des détachements de chasse. Devenu Adjudant, il effectue 79 bombardements en 900 heures de vol avant de devenir pilote d’essai.

Le Temps, n° 20.270, Jeudi 4 janvier 1917, p. 2, en rubrique « Affaires militaires – Armée » Citations

Le Temps, n° 20.270, Jeudi 4 janvier 1917, p. 2, en rubrique « Affaires militaires – Armée » Citations

La guerre terminée, Charles Amans est de retour au pays, sain et sauf. Ayant prouvé sa virtuosité et sa bravoure sur le champ de bataille récompensées par une Croix de guerre avec palme, il satisfait sa passion pour l’Aviation et devient président fondateur de l’Aéroclub de Montpellier en 1922 et nommé chevalier de la Légion d’honneur le 22 mars 1924 pour avoir été un précurseur dans ce domaine. En 1925, un nouveau champ d’aviation est créé à Candillargues.charles amans carte postale

Le matin du 9 décembre de la même année, Charles Amans et son mécanicien Marius Charrié prennent place à bord d’un Bréguet XIV dont les commandes sont inversées. Quelques instants après le décollage, l’avion s’écrase dans une vigne et prend feu. « De dessous les débris calcinés, on retira deux cadavres méconnaissables et rabougris » (Le Petit Méridional, du 10 décembre 1925). Un monument commémoratif y a été dressé en son honneur.

Stèle de Candillargues [photo Marc Bonas, aerosteles.net]

Stèle de Candillargues
[photo Marc Bonas, aerosteles.net]

Une stèle en hommage à Charles Amans a été érigée à l’entrée de l’aérodrome de Candillargues : A Charles Amans pilote aviateur président fondateur de l’aéroclub de l’Herault.

charles amans tombe

Monument au cimetière de Castelnau
[Photo Adeline B – Mon nuage]

 Un autre monument en marbre se trouve au cimetière-vieux de Castelnau-le-Lez, non loin de la tombe où Charles Amans a été inhumé.

Sur la face principale du socle, on peut lire :

CHARLES AMANS 1891 1925

ARDENT PIONNIER DE L’ AIR

VICTIME DE SON DEVOUEMENT.

Sur la face arrière du socle, a été inscrit :

INAUGURE LE 30 MAI 1926

PAR M. LAURENT AJNAC

SOUS-SECRETAIRE D’ETAT A L’ AERONAUTIQUE,

E. AZEMA MAIRE DE CASTELNAU LE LEZ.

Aussitôt après son décès, la Ville de Montpellier donne son nom à la rue où se trouve le siège de l’Aéroclub.

Sources :  aerosteles.net [site sur les lieux de mémoire aéronautique].

Une réflexion sur “AMANS Charles

  1. Dans un article de l’Echo des Cévennes du 20 décembre 1925, l’écrivain Louis Stehlé, de Ganges, rappelle que Charles Amans avait eu l’habileté de se poser en catastrophe près de la gare du Vigan, en 1912.

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