FONTES Georges

Georges Jean Paul FONTÈS. Professeur à l’académie de médecine de Strasbourg. Né le 20 mars 1893 à Montpellier ; décédé le 16 mars 1937 à Strasbourg. Inhumé au cimetière protestant de Montpellier (concession N 1521).

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Portrait de Georges Fontès (paru dans La presse médicale, 5 mai 1937)

Il est le fils d’Henri Joseph Fontès (1865-1900), professeur au lycée, et de Berthe Gabrielle Causse (1860-1930). Il passe brillamment son baccalauréat latin-sciences en 1909, puis son baccalauréat mathématiques élémentaires en 1910.

Après une licence ès sciences (1911), il commence des études médicales à la faculté de médecine de Montpellier ; il est moniteur de travaux pratiques de physiologie de 1912 à 1914, externe des hôpitaux en 1913. Étudiant brillant, il est récompensé de nombreuses récompenses décernées par la faculté de Montpellier : il obtient le Prix Dubreuil en 1912 et 1913, le Prix de fin d’année en 1913, le Prix Fontaine de la meilleure thèse en 1920, le Prix Buisson de la meilleure scolarité en 1920, le Prix Grasset (décerné tous les cinq ans) du docteur en médecine « le plus méritant » de la faculté de Montpellier en 1922.

Lors de la première guerre mondiale, il est mobilisé comme 2e classe et termine la guerre en tant que médecin auxiliaire. Interrompue, sa carrière reprend dès lors de manière rapide. De retour à Montpellier, en 1919, il soutient sa thèse, devient chef de laboratoire chimique des cliniques de la faculté, et obtient l’agrégation de médecine en 1920. Il est appelé la même année à l’Institut de chimie biologique de la faculté de médecine de Strasbourg, où il devient chef de travaux, puis chargé de cours de chimie biologique (1921) et du cours de chimie pathologique (1925) ; professeur sans chaire en 1927, il est nommé en 1934 professeur titulaire de la chaire d’hydrologie. Il devient également directeur de l’Institut d’hydrologie thérapeutique et de climatologie.

Ses travaux portent notamment sur le cholestérol, la glucidémie, le métabolisme du fer, les levains minéraux, la pathologie et la thérapeutique des anémies, réalisés le plus souvent en collaboration avec son élève, collègue et ami Lucien Thivolle. En 1932, il est lauréat de l’Académie de médecine et reçoit le Prix Henri-Buignet.

Il publie également en 1926 un manuel d’enseignement de Chimie biologique médicale (en collaboration avec E. Derrien, professeur agrégé de chimie biologique à la faculté de Montpellier), dont la troisième édition paraît en 1933.

Il est membre de nombreuses sociétés scientifiques : Société chimique de France, Société chimique biologique, Association des physiologistes, membre fondateur de la Société d’hématologie, correspondant de la Société de biologie de Paris. Grand lecteur, amateur d’art, il tient une chronique musicale anonyme dans un journal strasbourgeois.

Il décède prématurément, à 44 ans, après une courte maladie. Décédé à Strasbourg, il est inhumé dans la concession familiale du cimetière protestant de Montpellier, après des obsèques civiles.

Le 20 mars, le cortège funèbre se réunit à la gare PLM : deux voitures chargées de fleurs et de couronnes ouvrent la marche, suivies de six professeurs de la Faculté de médecine de Montpellier portant un drap d’honneur.

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(Photo Petit Méridional)

Une délégation de la faculté de Strasbourg vient ensuite, précédant le char funèbre orné de couronnes. Sur le cercueil est placée la robe universitaire rouge du défunt. La famille suit, puis les professeurs de la faculté de Montpellier ; le maire de Montpellier, P. Boulet, participe au cortège. Le cortège s’arrête devant le cimetière protestant, où sont prononcés les éloges funèbres.

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Obsèques du professeur Fontès devant le cimetière protestant de Montpellier (photo Petit Méridional) : le doyen Forster, de Strasbourg, prononce le dernier discours.

Il avait épousé à Montpellier, le 3 août 1916, Marguerite Marie Madeleine Bénézech, née le 15 décembre 1895, fille de Jean Bénézech, commis, et de Marguerite Marie Chazot ; celle-ci décède le 16 septembre 1979, à l’âge de 83 ans.

Sources : Dictionnaire de biographie française, tome 14, 1979. Notice sur les titres et travaux scientifiques du Docteur Georges Fontès, professeur de la faculté de médecine de Strasbourg, 1934. Notice nécrologique dans le Bulletin de la Société chimique de France (1937), La Presse médicale (5 mai 1937). Jacques Héran, Histoire de la médecine à Strasbourg, 1997.
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