TEMPLE-BOYER Emmanuel

Jacques Marie Emmanuel TEMPLE-BOYERAviateur pendant la 1° Guerre mondiale. Avocat au barreau de Montpellier ;  Député « indépendant » de l’Aveyron ; Préfet d’Alger et gouverneur général de l’Algérie ; Ministre des Anciens combattants, de la Défense, de la Justice. Né le 21 septembre 1895 à Montpellier. Fils de Jules Louis TEMPLE, propriétaire et Marguerite Joséphine BOYER. Epoux de Marie Isabelle Laurence Geneviève BOSC.  Décédé le 19 novembre 1988 dans sa ville natale, inhumé au cimetière Saint-Lazare, section AL 8° division N° 19 du 2° rang.

Temple-Boyer Domicilié rue de l’Aiguillerie chez ses parents, ce jeune étudiant montpelliérain passionné de foot né le 21 septembre 1895,  n’a pas encore fêté ses 19 ans lorsqu’il s’engage au début de la Grande Guerre, le 11 septembre 1914, au 19° d’Artillerie de Fontainebleau. Affecté au 56° régiment, au 101° d’Artillerie Légère puis au 221° régiment d’Artillerie de campagne, il est promu Sous-Lieutenant TT (à Titre Temporaire) le 12 août 1917.  Il s’illustre sur le front, ce qui lui vaut la Croix de Guerre et plusieurs citations à l’ordre de l’Armée en mars et avril 1917. Passé à l’Aviation le 5 octobre 1917,  il est affecté le 3 novembre 1917 à l’Ecole militaire de Cazaux (Gironde) comme Observateur.

Ecole Cazaux En 1917, les résultats de l’école de Cazaux sont bons et le rendement de plus en plus complet, grâce à une organisation plus favorable du groupement des appareils. Ceux-ci ont été mis ensemble par genre : une section Farman, une autre Sopwith, chacune avec ses avions tireurs et des avions remorqueurs, son commandant, ses instructeurs, ses pilotes, ses mécaniciens, chacune avec une piste aérienne particulière. Ainsi, la moyenne des résultats de tir était de 7,96 % sur cibles fixes et 7,02 % sur cibles remorquées car les stagiaires observateurs et mitrailleurs tiraient 64 % mieux que ceux de l’année précédente. Les pilotes eux arrivaient à un total de 61 % d’amélioration. Le travail de l’école porte enfin ses fruits puisque presque tous les commandants d’escadrilles demandent des stages pour leurs observateurs et mitrailleurs.

Cependant, en novembre 1917, quand le jeune Observateur Temple-Boyer arrive à l’aérodrome de Cazaux, bien que les stages de formation soient passés de 8 à 15 jours, les 322 élèves ne pourront réaliser que 6 tirs par personne (au lieu des 20) en raison du manque d’avions disponibles.

De 1914 à 1918, l’Ecole formera 1108 Pilotes d’avions monoplace et 2444 Observateurs.

Salle d'instruction : canons de l'école du tir aérien de Cazaux en août 1918 - Photo Louis Merlin transmise par son petit-fils Pascal Merlin.

Salle d’instruction : canons de l’école du tir aérien de Cazaux en août 1918 – Photo Louis Merlin transmise par son petit-fils Pascal Merlin.

Le  rôle de l’Observateur consiste à protéger les avions biplaces qui avaient l’avantage de disposer de mitrailleuses à l’avant et à l’arrière. Tandis que le pilote contrôle des canons fixes derrière l’hélice, l’observateur utilise une mitrailleuse pouvant balayer tout l’arrière de l’appareil. Sa valeur d’observateur en avion, aussi bien dans les réglages que dans les reconnaissances à longue portée, fait de lui un élément important du binôme. La formation d’artilleur du sous-lieutenant Temple-Boyer prend tout son sens dans cette nouvelle fonction.

A la démobilisation, Emmanuel Temple-Boyer reprend ses études de droit et devient avocat au barreau de Montpellier. Au début des années trente, il fut président du club professionnel de football de Montpellier.

Intéressé par la vie politique, il devient député de l’Aveyron (1936-1942), région dont est originaire sa famille. Au cours de la 2° Guerre mondiale, il connaît les camps de prisonniers, mais parvient à s’évader. En avril 1942, il exerce les fonctions de préfet d’Alger et de gouverneur général de l’Algérie. Il participe à la campagne d’Italie et au débarquement de Provence. À la Libération, élu député en 1946 puis en 1951 mais cette fois-ci au titre des Républicains-Indépendants, il préside le groupe parlementaire de ce parti à l’Assemblée nationale. Réélu député CNI en 1956, il échoue lors des élections anticipées de 1958. Plusieurs fois ministre de la IV° République, aux Anciens combattants, à la Défense nationale, à la Justice, il fait partie du Cabinet de Pierre Mendès-France.

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En 1967, il se retire de la vie politique et se consacre exclusivement à son métier d’avocat au barreau de Montpellier ainsi qu’à la mise en valeur de son domaine agricole, planté en vignes et en arbres fruitiers.

Tombe de la famille Jules Temple, au cimetière Saint-Lazare [photo ass MP]

Tombe de la famille Jules Temple, au cimetière Saint-Lazare
[photo ass MP]

Sources :  site Mémoire des Hommes ; http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/biographies/IVRepublique/temple-emmanuel-jacques-marie-21091895.asp ; http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Ecoles_Cazaux

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