TRAUTWEIN Jean Frédéric

Jean Frédéric TRAUTWEIN. Né le 31 octobre 1776 à Schiltach, Grand-Duché de Bade (Allemagne), décédé à Montpellier le 21 juillet 1856.

Originaire de Schiltach, dans la Forêt-Noire, fils de Jean Guillaume Trautwein, tanneur, et de Barbe Druck, Jean Frédéric Trautwein s’installe à Montpellier avant 1800. Il devient serrurier.

trautwein

En 1804 (25 germinal en XIII) naît  un fils, prénommé comme son père, et dont le nom de famille est francisé sous la forme « Trautevin ».

A une époque où la mortalité est forte et le veuvage fréquent, Jean Frédéric épouse Lydie Capillery, native d’Aulas (dans le Gard), veuve en premières noces de Pierre Jeanjean, serrurier lui aussi. Après la mort de Lydie, le 2 septembre 1829, Jean Frédéric épouse en secondes noces Hélène Chausy, de 30 ans sa cadette, avec laquelle il aura (à 64 et 66 ans), deux autres garçons, en 1841 et 1843, avant de mourir à 79 ans.

Il est inhumé au cimetière protestant (concession B 77) :

B 77-t2-n3

La tombe située à côté de la sienne est celle de sa petite-fille.

Frédéric Trautwein fils est un jeune commis-voyageur de 25 ans lorsqu’il rencontre Marie Joséphine Andrieu, âgée de 23 ans, dont il tombe amoureux. Une fille, Lydie, naît de cette idylle hors mariage, le 23 juillet 1829 à Montpellier.

La jeune Lydie décède malheureusement prématurément à l’âge de 12 ans. On peut lire sur sa tombe, au cimetière protestant :

Tombe Trautwein« Ici repose Marie Joséphine Lydie Fredericka TRAUTWEIN, née à Montpellier, décédée le 15 9bre 1841 à l’âge de 12 ans.

Ô ma Lydie, ô ma fille si chère,

Quoi déjà des bras de ta mère

Tu prends ton vol

Vers l’éternel séjour

Quoi ma fille, si tôt !

Ravie à notre amour

Ah le ciel t’enviait à la terre,

Devions-nous y rester

Avec ton pauvre père

Pour n’avoir que des pleurs

A verser chaque jour ! »

Entre-temps, Frédéric a épousé Marie, avec laquelle il aura cinq garçons, et est devenu brasseur, sous les Arceaux du Peyrou. On sait qu’en 1851, il s’engage contre le coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, qui met fin à la Seconde République et ouvre la voie à l’Empire : Frédéric fait partie des victimes de la répression bonapartiste.

L’immeuble de la brasserie Trautwein sera démoli en 1870 pour créer une avenue.

L'aqueduc et la brasserie  du Peyrou

L’aqueduc et la brasserie du Peyrou, par Amelin

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