GRASSET Félix

Marie Louis Roch Félix GRASSET. Engagé volontaire, brigadier, pilote-aviateur.  Né le 16 avril 1894 à Montpellier, fils de Joseph Marie Eugène GRASSET et de Françoise Jeanne Philomène BARRE. Célibataire. Mort pour la France au Camp d’Avord (commune de Farges en Septaine, Cher), le 1er décembre 1916.

Né à Montpellier en 1894, il est le plus jeune fils du célèbre médecin et philosophe Joseph Grasset (1849-1918), l’un des plus éminents représentants de l’école vitaliste de Montpellier et fameux maître clinicien.

Buste du Professeur Grasset au square de la Tour des Pins, par J.A. Injalbert, 1929

Buste du Professeur Grasset au square de la Tour des Pins, par J.A. Injalbert, 1929

De la classe 1914, engagé volontaire N° 2392 à Montpellier dès le début de la Grande Guerre, il est affecté au 8° régiment des Hussards, sous le matricule 3250. Venu à l’Aviation, il est titulaire du brevet de l’Aé. C. F. n° 4684, obtenu le 18 octobre 1914 sur un Farman.

Un Farman en 1914 : En décembre 1914, des MF.11 conduisent la première sortie opérationnelle de nuit de la Grande Guerre,  faisant  la preuve de leur fiabilité et de leur intérêt sur le plan militaire.

Un Farman en 1914 : En décembre 1914, des MF.11 conduisent la première sortie opérationnelle de nuit de la Grande Guerre, faisant la preuve de leur fiabilité et de leur intérêt sur le plan militaire.

Brigadier au 1er groupe d’Aviation, il meurt en service commandé victime, d’une « chute d’avion » au camp d’Avord (Cher), à l’âge de 22 ans. Il est inhumé dans la concession familiale du cimetière Saint-Lazare, secteur AK 11° division N° 11 & 12 du rang unique, où son père le rejoindra en juillet 1918.

Chapelle de la famille Grasset au cimetière Saint-Lazare [photo ass. MP]

Chapelle de la famille Grasset au cimetière Saint-Lazare
[photo ass. MP]

Détail des inscriptions [photo ass. MP]

Détail des inscriptions
[photo ass. MP]

On peut lire dans le Figaro Magazine du mardi 5 Juin 1917 (n° 156) :

Un jeune aviateur, mort pour la France, à vingt-deux ans, Félix Grasset, le fils de ce grand savant qui sait deviner les souffrances humaines, écrivait dans l’une de ses dernières lettres : « Voilà tous les détails de ma vie qu’illuminent heureusement tant d’espérances. » Ces mots-là sont la formule où tout soldat reconnaît sa destinée : elle est réglée par le rythme de la discipline, mais l’espérance porte les âmes. Et, celui-ci, encore, n’est pas monté aveuglément à la conquête de la gloire il en a deviné la rançon par les inquiétudes de son cœur. Au moment de s’engager dans son arme, il se recueille et regarde sa vie, comme si, déjà, il avait pris de la hauteur  « Départ vers l’inconnu, pense-t-il. Je veux. Avais-je le droit de rendre malheureux tous ceux que j’aime ? Dieu seul le sait. » Et, résolument, il conclut, avec cette fermeté qui ensevelit tant de secrètes angoisses : « Je crois même que j’en avais le devoir. » L’âme sereine, il brave la mort, « illuminé par l’espérance ».

* En 1919, le centre de formation au pilotage d’Avord est dissout. Pendant les années 1920, le Camp d’aviation d’Avord devient la Base aérienne 127.avord

Le Camp d’Avord :

C’est en 1912 que commence l’histoire aéronautique d’Avord près de Bourges, avec l’implantation d’une école de pilotage. Durant la Première Guerre Mondiale se développe un centre de formation au pilotage qui deviendra dès 1916/1917 la plus importante école d’aviation du monde.

Elle formera tous les « As » de la Guerre de 1914/1918, tels que FONCK, GUYNEMER, Georges MADON qui fût un des dix premiers pilotes affectés à Avord. Plus tard, MERMOZ et SAINT-EXUPERY y entreront eux aussi.

En 1916, l’école s’agrandit encore. On crée sur le terrain d’Avord : une infirmerie, les bureaux du centre, l’usine électrique. On installe des douches et des locaux disciplinaires. La piste principale est agrandie pour faciliter les mouvements incessants de l’école.

En avril 1916, l’école d’Avord compte 1200 mécaniciens et personnels administratifs, 270 avions et 440 moteurs. En juin, les effectifs sont passés à 2.070 personnels, 314 avions et 411 moteurs. Une vraie ruche !

L’augmentation du chiffre des mécaniciens et divers provient du fait que l’école reçoit 870 personnels annamites comme manœuvres. En juin 1916, l’école a formé 20 pilotes militaires (brevet), 115 ont suivi le stage de perfectionnement, 37 celui de bombardiers et 40 celui de mitrailleurs. Une division de vols de nuit, sur Caudron G III et MF 11, est créée.

En août 1916, le nombre de brevets de pilote militaire est passé à 268. Le nombre d’avions réparés par les ateliers est de 242 et le nombre d’heures de vol 6.143 h 35. La superficie de la piste principale atteint 4.300.000 m2. Un nouvel atelier pour moteurs est érigé ainsi que des hangars métalliques, des hangars Bessonneau, des baraques Adrian. L’assainissement du camp n’est pas laissé en reste avec de vastes travaux.avord 2

Sources : site internet Mémoire des Hommes ; et l’excellent site : albindenis.free.fr/Site_escadrille/Ecoles_Avord.htm

2 réflexions sur “GRASSET Félix

  1. très interessant, qq’un peut-il me donner des infos sur la caserne des hussards à Montpeller (34) pendant la 1ere guerre mondiale merci pierre

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