FABRE Jacques

Jacques FABRE. Artiste lyrique. Né le 13 mars 1830 et décédé le 2 janvier 1913 à Montpellier. Inhumé au cimetière protestant de Montpellier.

Jacques Fabre ténor

Le ténor Jacques Fabre (source : presse régionale ancienne)

Fils de Jacques Fabre et Antoinette Feuillade.

Il est issu d’une famille d’artistes : son père est professeur de musique dans l’un des collèges de Montpellier, et devient son premier maître. Alors qu’il est en train de répéter à l’âge de 19 ans, il est repéré par un inspecteur du conservatoire de Paris, qui l’inscrit dans la classe du célèbre ténor Duprez. Jacques Fabre sort du Conservatoire national avec un prix de chant et de déclamation lyrique. Ténor léger, chanteur doublé d’un comédien, il se produit sur les principales scènes de France et d’Europe. Son répertoire se compose de 10 opéras et de 60 opéras-comiques, mais il s’illustre surtout dans Le Barbier de Séville, Lucie de Lammermoor, et La Favorite. A Lyon, il succède au ténor Léon Achard : son rôle de Georges Brown dans La Dame blanche rencontre un tel succès que cet opéra-comique est joué à 25 reprises en une seule saison. J. Fabre est félicité, dit-on, par Meyerbeer, Halévy, Gounod et Ambroise Thomas. Il revient à Montpellier terminer sa carrière Professeur de chant et de déclamation au Conservatoire de Montpellier. En 1911, il est fait officier de l’Instruction publique.

Il décède à 82 ans et est inhumé au cimetière protestant de Montpellier.

Il avait épousé Marie Louise Beck et a deux enfants :

– Valentine Fabre, fait ses études au conservatoire de Montpellier, obtenant le premier grand prix de piano et le premier prix de solfège ; elle travaille parallèlement la diction et la déclamation, et obtient le grand-prix de la ville. Après avoir suivi les cours de Paul Mounet, de la Comédie française, elle commence sa carrière d’artiste dramatique à Nîmes comme première ingénuité, puis se produit un peu partout en France, avant de devenir pensionnaire au théâtre des bouffes à Bordeaux.

– Paul Fabre, professeur de musique et de clarinette à l’école de musique de Dôle.

Sources : Dictionnaire de biographie héraultaise, Pierre Clerc éd., 1973.

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