GLASSON Mary, épouse PASCOE

GLASSON Mary, propriétaire. Née à Penzance (Cornouailles – Angleterre) en 1821, décédée le 6 avril 1851 à Montpellier. Epouse le 28 novembre 1843, à Budock (Cornouailles) Francis Polkinghorne PASCOE, entomologiste. Fille de William Glasson « de Falmouth » et Elizabeth Mogg « de Greinton » (Somerset).

Son grand-père William Glasson (1755-1814) riche propriétaire, aubergiste et négociant, épouse Mary Williams (1758-1825) le 26 février 1781. Six enfants naissent de ce mariage. A son décès en 1814, il lègue :

–          à son épouse Mary, son auberge St Aubyns (St Aubyns Inn existe toujours) à Crowan, tout ce qu’elle contient, y compris le stock de liqueurs, et une rente provenant de ses propriétés de Tremayne ;

–          à sa fille Mary, épouse de son cousin John Glasson « de Breage » (dont 8 enfants deviendront colons en Australie) : une annuité issue des revenus des terres de Tregennen ;

–          à Eleanor (épouse de Francis Pool) : 5 maisons au centre du village de Crowan ;

–          à son fils Henry : les tènements de Burnt Down et Moiety ;

–          à Robert : les tènements de Boswidden et les rentes de ceux de Trethanas, de Brewhouse et les bâtiments de commerce à Praze ;

–          à la plus jeune, Hannah, les tènements de Rock Downs et une annuité de 25£ pour les terres de Tregennen ;

–          enfin, à William, le fils aîné chargé d’exécuter le testament, le reste de ses domaines, propriétés, mines et marchandises ainsi que 1500£ à 2000£ d’effets personnels.

Les alliances familiales sont parfois étranges. Joseph Glasson (le frère de John Glasson, l’époux de Mary, sa tante) tenait l’auberge « du bateau » (The Ship Inn), la célèbre auberge de la contrebande construite dans la roche, à Porthleven, un des ports les plus au sud de l’Angleterre, au lieu dit « l’anse de la Prusse » ; Joseph avait épousé Mary Carter, la fille du célèbre contrebandier trafiquant et passeur surnommé « Le roi de la Prusse »…

Le père de Mary, William « de Breage », plus tard appelé William « de Falmouth » (6 octobre 1781 Breage – juin 1843)  a épousé Elisabeth Mogg « de Greinton »  le 14 juin 1808.  Vers 1812  le couple aménage à Budock. Quand Mary, leur septième enfant, voit le jour en 1821, la famille est domiciliée à  Penzance non loin de Crowan.  Cinq autres frères et sœurs naîtront ensuite, mais sur les 12 enfants 8 uniquement survivront. Les jeunes années de Mary ne nous sont pas connues avec précision.

De son vivant, puis par testament, William partage ses biens et cède à ses filles aussi bien qu’à ses fils les propriétés reçues de son père. Mary reçoit avant son mariage la pleine propriété d’une vaste parcelle de terres très rentables près de St Austell : la China Clay & Stone Company y exploite les mines de kaolin, la fameuse « argile blanche à porcelaine ».

En 1843, William décède cinq mois avant le mariage de Mary avec Francis Polkinghorne Pascoe  (1er septembre 1813 Penzance – 20 juin 1893 Brighton) : c’est donc une riche héritière qu’épouse ce chirurgien de la Royal Navy.

Fils unique de William Pascoe « de Penzance » et d’une demoiselle Polkinghorne,  Francis a fait ses études au St Bartholomew’s Hospital, servi comme aide-chirurgien en Australie sur le Buffalo, sous les ordres du capitaine John Hindmarsch (futur gouverneur de l’Australie du Sud), puis dans les Caraïbes et en Méditerranée. En mars 1843, de retour dans ses propriétés suite au décès d’un proche, il prend la retraite de la Marine et épouse Mary en novembre de la même année.

Très vite quatre enfants viennent au monde dans la demeure du couple, à Penzance : Flora, Kate, Alleyne et Maude.

Hélas, le 6 avril 1851, Mary, âgée de 29 ans, décède à Montpellier. Son mari est anéanti par cette perte cruelle et prématurée. Il se sépare de la maison du bonheur à Penzance et en achète une à Paddington (Londres). Les quatre enfants partagent désormais leur enfance tantôt chez leur grand-mère maternelle Elisabeth, tantôt chez leur père.

Dès lors, Francis Pascoe va consacrer le reste de sa vie à sa passion : l’entomologie, et plus particulièrement aux coléoptères. Pour récolter des spécimens, il parcourt  l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Amazonie. Il découvre ainsi plus de 2800 espèces d’insectes et laisse une quantité impressionnante d’ouvrages encore en usage. Il travaille également sur des insectes récoltés par d’autres, comme Alfred Wallace (1823-1913) ; il devient un ami intime de Charles Darwin (1809-1882) et échange avec lui une nombreuse correspondance ; il encourage sa théorie de l’évolution bien qu’il penche plutôt pour la théorie de la sélection naturelle de Wallace. Il est invité à devenir membre de la Société entomologiste de France, de la Société royale belge, de celle de Stettin, etc…

Francis P. Pascoe

Francis P. Pascoe

Aucune des filles du couple ne se mariera : elles consacreront leur vie à leur père et l’accompagneront. L’unique fils, Alleyne, engagé dans la Royal Navy, décèdera à l’âge de 26 ans. La fille aînée, Flora, continuera l’œuvre de son père et correspondra avec le Muséum d’histoire Naturelle auquel il avait légué plusieurs milliers de ses spécimens.

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