MEYER Jean-Charles

Jean Charles Ernest MEYER (1827-1859), chimiste, puis industriel textile. Inhumé au cimetière protestant de Montpellier.

Jean-Charles Meyer est décédé à 32 ans, le 28 mai 1859, à l’hôtel Nevet de Montpellier : c’est le maître d’hôtel, Charles Dupré, qui est l’un des témoins de l’acte de décès, avec le pharmacien Claude Pascal Durand.

La famille Meyer est issue d’une lignée originaire d’Endingen en Suisse, dont un membre s’établit à Illzach au début du XVIIe siècle, y fit souche, puis à Mulhouse.

Jean était né le 1er juillet 1827 à Paris, troisième des 5 enfants d’Isaac Meyer et d’Elisabeth DOLLFUS (1801-1866). Son père (1798-1838) avait été fabricant d’indiennes, un des chefs de la maison « Gaspard Dollfus-Huguenin et Cie ».

La sœur de Jean, Cécile Élise Meyer (1831-1897), avait épousé Jean Ulrich Schlumberger en 1849. Et c’est la sœur de Jean Ulrich que Jean épouse à son tour, le 19 octobre 1854 à Mulhouse.

Louise SCHLUMBERGER (Lutterbach, 18 septembre 1831 ; Saint-Cloud, 29 janvier 1922) était la septième et dernière enfant de Jean Schlumberger (1792-1858) et de Marie-Anne Schlumberger (1805-1832).

Le couple eut une fille, Marie, née à Morschwiller en 1855 et malheureusement décédée à Mulhouse à l’âge de deux ans et demi.

Chimiste à Genève, puis à Saint-Cloud, Jean devient de 1854 à 1858, soit dès son mariage, l’associé de son beau-père dans la fabrique d’impression sur tissus « Daniel Schlumberger et Cie » (fabrique qui prit le nom de « Frères Schlumberger » à la mort de Jean en 1858). Jean Schlumberger avait en effet pris la direction des manufactures de Mulhouse, Niedermorschwiller et Lutterbach après la mort de son père, direction qu’il assura jusqu’à son propre décès. Il habitait à Mulhouse une propriété quai du fossé, en bordure de la rue Schlumberger ainsi appelée après lui.

A la mort de son beau-frère, il semble que Jean Meyer se soit retiré de la fabrique, pour partir à Montpellier – où il décèdera quelques mois plus tard. Nous ignorons les raisons de son départ pour le Languedoc : a-t-il envisagé de rejoindre une autre maison d’impression, puisque des cousins de sa femme dirigeaient à Montpellier depuis le début du XIXe siècle la maison « Schlumberger-Rigaud et Cie » ?

Concession Jean-Charles Meyer (O1852). La clôture a disparu : ne restent que les piliers  [photo ass. MPM]

Concession Jean-Charles Meyer (O1852).
La clôture a disparu : ne restent que les piliers
[photo ass. MPM]

Cette tombe est semblable à celle de ses compatriotes Jean Grosjean et d’Anne-Marguerite Dollfus : trois tombes à trois endroits dispersés du cimetière, à quinze ans d’écart, et qui pourtant ont la même forme, le même décor d’une couronne de fleur ou de chêne. Il existe au cimetière de Montpellier un « modèle mulhousien » (voir les Bulletins d’études de l’Association MPM n°2 et 3 : rubrique « Etudes » dans le menu principal de ce site).

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