BROS de PUECHREDON Marcel

Alphonse Elie Marcel BROS de PUECHREDON (1877-1945). Officier de cavalerie, aviateur,  puis banquier. Inhumé au cimetière protestant de Montpellier, concession  D 209.

Né le 14 août 1877 à Montpellier, Marcel est le fils de Henri Frédéric Bros de Puechredon, chef d’escadron, et de Sophie Levat.

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Acte de naissance de Marcel Bros de Puechredon (Source : Archives départementales de l’Hérault PierresVives, en ligne).

Après des études dans les différents lieux d’affectation de son père, il est recensé, sous le matricule 108, avec la classe 1895 à Joigny (Yonne) où son père est alors en garnison. Ayant devancé l’appel, il signe l’année suivante un engagement de 4 ans à Vesoul.

bros de puechredon recensement

Source : archives départementales de l’Yonne (archivesenligne.yonnearchives.fr)

Il est affecté le 9 août 1896 au 3ème Régiment de cuirassiers. Il est nommé brigadier le 10 février 1897. Le 7 août 1900, ayant fini son temps, il se rengage pour un an et est affecté au 21ème Régiment de chasseurs. Il renouvelle son engagement pour 3 ans le 24 août 1901 et passe alors à l’escadron de Spahis soudanais.

Nommé maréchal des logis-chef fourrier le 7 février 1902, il est versé à l’escadron de Spahis sénégalais le 1er janvier 1903. Le 1er avril de la même année, élève officier au 20ème Régiment de chasseurs, il entre au cours d’application de cavalerie de Saumur jusqu’au 27 février 1904. Envoyé en Afrique, il se distingue au combat de Bayoukrou au Niger le 2 décembre 1904. L’année suivante il épouse à Alger le 6 mars 1905, Valentine Rouget, fille de Victor Rouget, sous-directeur de la banque de l’Algérie.

Le couple a une fille, France, née le 8 juillet 1906. Valentine Rouget meurt en 1908.

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Marcel Bros de Puechredon

Marcel, lieutenant depuis le 1er avril 1906, rentre en France le 24 juin, à Tarascon, au 11ème Régiment de hussards. Le 13 avril 1911, placé en non activité, il est rappelé le 24 mars 1912 au 17ème Régiment de dragons.

En 1913 il épouse en secondes noces Geneviève Bourgeois, fille d’une grande famille de Genève. Le couple aura 3 enfants : Emmanuel, Charlotte et Jean Conrad.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Marcel est détaché à l’aéronautique à l’escadrille MS23 (1), début 1915. Le 10 janvier 1915, observateur lors d’une mission de reconnaissance avec Gilbert comme pilote, il tue avec son mousqueton de cavalerie l’observateur d’un appareil allemand von Falkenstein et blesse le pilote, sa dernière balle atteignant le radiateur oblige l’ennemi à se poser (2). Le 12 janvier il est cité, ainsi que son pilote, à l’ordre de l’armée et tous deux sont faits chevaliers de la Légion d’honneur le 16.

bros de puechredon aviateur

(Source : L’Illustration, 23 janvier 1915)

Le 11 février 1916, il est au centre d’aviation d’Avord, puis observateur au centre GDE du Plessis-Belleville. Nommé capitaine temporaire le 3 mai 1916, il est affecté au 26ème dragons le 8 août.

Débute ensuite sa période de tankiste, à la formation d’artillerie d’assaut A.S.5 équipée de chars Schneider. Il y passe capitaine définitif le 4 avril 1917, après avoir été blessé le même jour. Il est cité à l’ordre de l’armée, ce qui lui vaut sa deuxième palme sur sa croix de guerre.

Détaché ensuite à la section d’information au G.Q.G, il est affecté au 18ème Régiment de chasseurs, détaché au 505ème R.A du 11 septembre au 23 octobre 1919. Après 24ans de service, il est mis en proposition de réforme pour invalidité suite à sa blessure. Il demande cependant à être réintégré, mais sa demande est rejetée par le Conseil d’Etat.

En 1923, il divorce de Geneviève. Il se marie, pour la troisième fois, le 19 août 1927 à Paris avec Alice Sizaire. Il devient alors banquier, reprenant l’activité démarrée à Montpellier par son arrière grand-père.

Il meurt en 1945 et est enterré au cimetière protestant de Montpellier, dans la concession D209.

JLC.

NOTES :

1. Histoire de l’escadrille MS23 : http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille023.htm

2. « Le duel d’Amiens » : le combat fera l’objet d’articles dans tous les journaux de l’époque. (voir L’Illustration du 23 janvier 1915) https://archive.org/stream/lillustrationjou145p1pari#page/74/mode/2up