ARNAL André

Léon Pierre André ARNAL, pasteur et théologien. Né le 18 octobre 1871 à Avèze (Gard), décédé le 19 janvier 1944 à Montpellier. Fils de Pierre Arnal et de Sophie Léonie Granet.

 Après de brillantes études au lycée de Nîmes, Arnal rejoint la Faculté des lettres de Montpellier, puis la Faculté de théologie de Montauban. Il séjourne en Allemagne au cours de l’année 1897, puis soutient sa thèse de licence en théologie sur La personne du Christ et le rationalisme allemand contemporain.

Il épouse en juin 1904 Léonie Éva Poulain (née en 1880), fille de Louis Poulain (1845-1902), pasteur au Chambon-sur-Lignon, à Saint-Fortunat puis aux Ollières, et de Thérèse Guignard ; ils ont trois fils.

Initié à la philosophie de Charles Renouvier par Henri Bois, il devient l’un des plus grands représentants du néocriticisme dans la théologie protestante, avec ses ouvrages Les postulats kantiens dans la philosophie néocriticiste (1896) et La philosophie religieuse de Charles Renouvier (1907), qui constitue sa thèse de doctorat. Adversaire de l’humanisme théologique, il est l’auteur de plusieurs livres : L’Humanité du Christ selon l’épître aux Hébreux (1906) ; La folie de Jésus et le témoignage de Marc (1908) ; La personne humaine dans les Évangiles (1911).

Arnal devient pasteur des Églises réformées évangéliques, à Castillon-sur-Dordogne (Gironde) entre 1897 et 1903, au service de la Société Centrale d’Évangélisation en tant qu’agent général auxiliaire (1903-04), puis à Nérac (Lot-et-Garonne). Il se révèle un apologète brillant dans des controverses avec l’anarchiste Sébastien Faure.

Sous l’amicale pression de ses maîtres Bois, Maury et Doumergue, il prépare un doctorat, ce qui lui permet d’obtenir en 1907 la chaire d’exégèse, critique et théologie biblique du Nouveau Testament, puis à la mort d’Henri Bois en 1924 la chaire de théologie systématique.

Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il devient aumônier volontaire au sein de la Légion étrangère, dans la division marocaine, qui le porte de l’attaque de Champagne en 1915 à la percée de Château-Thierry en 1918 : blessé trois fois, il en est gratifié de cinq citations et de la Légion d’honneur, qui lui est remise par le général de Metz sur le champ de bataille. Cette énergie et cette audace feront également de lui un alpiniste passionné.

Démobilisé en mars 1919, il retrouve son poste à la Faculté. Lors du débat sur le transfert de la Faculté de Montauban, il préconise un transfert à Paris, avant de rejoindre Montpellier. Il devient secrétaire de rédaction de la nouvelle revue de la Faculté, lancée en 1926 : il y publie de nombreux articles. Ses leçons d’ouverture de la Faculté portent sur « le féminisme de Saint Paul » (1921) et « la pensée religieuse d’Henri Bois » (1924). Doyen de la Faculté en 1934, il est élu en remplacement de Léon Maury à l’Académie des sciences et lettres de Montpellier en 1932, dont il devient membre honoraire en 1942.

Touché par la limite d’âge en 1941, il maintient son enseignement à la demande de ses collègues, chaque année jusqu’à son décès.

Sources : Henry Leenhardt, « In memoriam André Arnal », Études théologiques et religieuses, 1943.

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