GROSJEAN Jean

Jean GROSJEAN. Négociant, célibataire. Inhumé au cimetière protestant de Montpellier.

Jean Grosjean est né à Mulhouse le 20 juillet 1813 ; domicilié à Guebwiller, il décède à Montpellier le 9 juin 1844, à l’hôtel Nevet, boulevard de la Comédie, où il était descendu. Les deux témoins de son acte de décès sont Michel Paul Émile Castelnau, négociant, âgé de 50 ans, et un jeune commis de 30 ans, Guillaume Miécamp.

Tombe de Jean Grosjean

Tombe de Jean Grosjean [photo ass. MPM]

Jean était le quatrième des sept enfants de Jean-François Grosjean et Marie-Madeleine KOECHLIN (Mulhouse, 17/10/1779-Guebwiller, 20/02/1857).

Fils d’un autre Jean-François (1748-1814), commerçant et maire de Sélestat, son père (Sélestat, 27/11/1774-Mulhouse, 13/03/1835) était dessinateur de grand talent, et fabricant d’impression. Lieutenant d’artillerie dans les armées de la République entre 1790 et 1796, il s’établit ensuite à Paris, s’inscrivit à l’École des Beaux-Arts et suivit les cours de l’atelier du peintre David. Revenu en Alsace en 1803, il travailla à Munster chez Hartmann, où il se fait remarquer par ses dessins, puis à Wesserling, pour finalement s’associer avec son beau-frère Nicolas Koechlin en 1806 comme fabricant de tissus imprimés (maison Nicolas Koechlin et Frères). En 1830, il finit par s’établir à son compte. Sa maison connaît une grande prospérité grâce à l’invention  des « mousselines satinées », dont le succès lui vaut une médaille d’or à l’Exposition de 1834 et la Légion d’Honneur.

Jean travailla naturellement dans le même secteur d’activité, associé à son frère Émile (1817-1864), qui lui-même s’associa à son beau-frère Édouard Hofer, dans la maison « Hofer frères et Grosjean » à Morschwiller-le-Bas.

Édouard Hofer (1810-1890), époux de Cécile Grosjean (1811-1885), devenant le chef de la maison, la mit au premier rang des fabriques d’impression à la main et à la machine. Maire de Morschwiller-le-Bas, il décida de liquider son affaire en 1876 et partit pour Paris où il s’adonna à la peinture et exposa au Salon.

La tombe de Jean Grosjean est semblable à celle de ses compatriotes Jean-Charles Meyer et d’Anne-Marguerite Dollfus : trois tombes à trois endroits dispersés du cimetière, à quinze ans d’écart, et qui pourtant ont la même forme, le même décor d’une couronne de fleur ou de chêne. Il existe au cimetière de Montpellier un « modèle mulhousien » (voir les Bulletins d’études de l’Association MPM n°2 et 3 : rubrique « Etudes » dans le menu principal de ce site).

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